Pourquoi LOGAN aurait bien pu ne jamais voir le jour

Après le médiocre X-Men Origins: Wolverine (2009), et le plutôt réussi Wolverine: Le combat de l’immortel sorti 4 ans plus tard, la Fox s’apprête à dévoiler aux spectateurs du monde entier le très attendu LOGAN  qui marquera le retour de Hugh Jackman pour la 7e et dernière fois dans le rôle qui l’a fait connaitre du grand public en 2000.

Ça ne vous aura pas échappé, ce nouvel opus a montré dès ses premières images qu’il allait traiter d’un passage de la vie de Wolverine sous un angle volontairement plus noir. Une impression qui s’est confirmée à la mise en ligne il y a quelques mois de la première bande-annonce, très loin des standards de la saga X-Men et s’approchant plus de l’ambiance d’un Mad Max, sur fonds d’un air de Johnny Cash :

Une bande-annonce qui fait plus généralement partie intégrante d’une promotion du film sobre et discrète, une recette qui a fait ses preuves auprès du public à en croire les attentes. Et pourtant, Logan a bien failli ne jamais voir le jour. C’est en tout cas ce qu’a révélé Stacy Snider, Présidente de la 20th Century Fox, lors d’une session FAQ organisée pendant la conférence Recode Media qui s’est tenue à Laguna Niguel (Californie), mardi 14 février :

« En interne, il y avait une réelle confusion au sujet du ton du film. Il s’agit là plus d’une élégie, sur le thème de la vie et de la mort. C’est un western, ce qui a au départ rendu mes collègues furieux. Ce n’est pas le Wolverine casse-cou et bout-en-train, cigare au bout des lèvres, que l’on connait… Mais on s’est finalement tous vite rendu compte que ce Wolverine-là était super chiant ! N’est-ce pas bien plus passionnant de s’imaginer un type normal, désabusé, qui ne veut plus se battre, jusqu’au jour où il croise la route d’une petite fille qui a besoin de lui ? »

Et Logan était né. Un ton bien plus sombre, donc, pour un film mettant en scène un Wolverine affaibli, abîmé par de trop longues années de combat, et en souffrance totale. Un état décrit dès la seconde page du scénario, postée par le réalisateur James Mangold sur Instagram en octobre dernier. Sans surprise, Logan s’est ainsi rapidement vu attribuer le statut « R-rated », qui interdit l’accès aux salles aux moins de 17 ans non accompagnés d’un adulte.

Une bien mauvaise nouvelle pour n’importe quel studio qui a pour ambition prioritaire de faire des recettes en salles… sauf si l’on prend en compte la jurisprudence Deadpool. Le héros Marvel, campé par Ryan Reynolds l’an dernier, était lui aussi au centre d’un pari risqué pris par… la Fox. Un pari gagnant qui s’est soldé pour le studio sur un cumul de recettes Monde de plus de 780 millions de dollars (dont 363 réalisés sur le territoire américain). Deadpool aura ainsi ouvert la voie à un autre type de blockbuster : un budget de départ plus faible que la moyenne pour ce type de films (Deadpool: 58 M$ / Logan: 127 M$ / Avengers – L’Ere d’Ultron: 250 M$) + un R-rated qui permet une plus grande liberté de contenu + une campagne de promotion maligne et stylisée.

Suivez l'exemple
Suivez l’exemple

Bien entendu, la stratégie d’un studio ne peut pas se baser sur un seul et unique succès, le risque est encore trop important. Dans le cas de Logan, l’idée d’un film R-rated ayant rendu la Fox très frileuse et assez sceptique, l’acteur Hugh Jackman a accepté de revoir son salaire à la baisse pour convaincre le studio de maintenir ce statut, bête noire des décisionnaires. Classe, ce Hugh !

En attendant le 1er mars, on vous laisse cette petite affiche très sympathique réalisée, comme le veut la tradition, pour la sortie IMAX :

loganimaxposter

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